Poussé à la démission, le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba : Lorsque tout se fait par lui et sans lui ! · Minaku attendu Ministre de la Justice ! · Joseph Kabila humilie une fois de plus le FCC au grand dam de ses fossoyeurs !


29 Jun

Il n’a pas démissionné. L’épouse refuse de quitter le toit conjugal et ce, en dépit de tous les bruits du week-end. Le FCC ne veut pas franchir le Rubicon. Alors que la vulgarité d’Emmanuel Ramazany Shadary a été encore exposée au grand jour. Alors qu’il est loin de parler de la coalition, ni d’en maitriser les contours, cet affreux candidat qui a été battu à plate couture à la dernière présidentielle n’a pas encore tiré la leçon de la manière dont il a été remercié en monnaie des singes par Joseph Kabila.

C’est depuis deux mois, qu’il lui a été demandé de démissionner. Pour cause, incapacité de bloquer les actions de Félix-Antoine Tshisekedi. Ces actions concernent essentiellement le secteur de la justice où l’Etat de droit a été visible à travers les poursuites contre Albert Yuma et surtout dans l’affaire 100 jours. A sa place, des faucons et des durs à cuire ont été proposés à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’Etat : Evariste Boshab, Henri Mova Sakanyi et Jeanine Mabunda. Le Président de la République se serait opposé à ces candidatures. Aussi, la candidature de Jeanine Mabunda a été écartée tout simplement parce que le Clan katangais et en particulier le clan lubakat s’est dit le plus martyrisé pour avoir perdu son fils dans l’exercice de ses fonctions de Président de la République, M’zée Laurent Désiré Kabila, Chef de l’Etat. On ne peut donc pas accepter qu’un Premier Ministre soit autre que Lubakat. C’est pourquoi Jeanine Mabunda a été écartée au profit de Me Jean Mbuyu, un homme sobre et très introduit dans les milieux rwandais.

Mais le Président de la République n’aurait pas vu les choses de cet œil. Voilà pourquoi, il aurait demandé au Premier Ministre d’attendre. Ce qui a mis en colère les faucons du FCC qui veulent des réformes avant la fin du mandat des Juges de la Cour Constitutionnelle en septembre et surtout avant le remaniement. Voilà pourquoi, ils ont recouru à la fraude et à la tricherie pour faire passer les lois Minaku-Sakata. Des lois qui ont été taillées sur mesure d’Aubin Minaku qui aurait reçu les assurances de Joseph Kabila pour faire de lui Ministre de la justice pendant que Néhémie Mwilanya serait accroché à la Cour Constitutionnelle. Tout est entrepris en perspectives non seulement des actions au niveau de la Justice ; mais aussi et surtout, en misant plus sur les échéances électorales de 2023.

Minaku et les autres faucons ne vaudront pas rater une seule occasion pour conserver leur prise en otage sur le peuple congolais. Ayant des cadavres dans les tiroirs, ils ne voudraient pas que l’on continue à marcher sur leurs œufs.

Tunda, premier mercenaire en disgrâce  

Les choses vont vite et très mal depuis la clôture en queue de poissons du Conseil des ministres du vendredi 26 juin dernier, malgré l’habillage, le maquillage et le saupoudrage de l’incident survenu à cette réunion des ministres.

Controverse

Le Vice-premier ministre, ministre de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende, a été arrêté et conduit au Parquet près la Cour de Cassation. C’est sur base d’un mandat d’amener établi par le Procureur Général près la Cour de Cassation, Victor Mumba Mukomo. Le Procureur Général près la Cour de Cassation le poursuit pour faux et usage de faux par le fait d’avoir engagé la responsabilité du Gouvernement entier dans la transmission au Bureau de l’Assemblée nationale des observations sur les propositions controversées des lois organiques du duo Minaku-Sakata en vue de modifier des lois sur la magistrature. Victor Mumba a ainsi vite agi pour le (Tunda) prendre en procédure de flagrance. Mais les avis sont très partagés sur l’action du PG. Les uns estiment que Victor Mumba a placé la charrue devant le bœuf. Il fallait, argumentent-ils, laisser d’abord le VPM être administrativement sanctionné, si faute il y avait, c’est-à-dire le Président de la République devait d’abord le limoger et le traduire en justice. Aussi, se posent-ils la question de savoir qui est le plaignant dans cette affaire. D’autres qui soutiennent l’action du PG déclarent que dans ses attributions d’Officier du Ministère public, Victor Mumba a la latitude de se saisir du dossier, même s’il n’y a pas de plaignant et surtout lorsqu’il y a flagrance et clameur publique. Cette interpellation du VPM célestin Tunda ya Kasende a contraint le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba à convoquer une réunion d’urgence.

Ilunga Ilunkamba ignoré par le FCC

Autour de lui, les autres VPM et les ministres d’Etat, tous du FCC. Question en discussion, la réponse à donner à la justice. Ilunkamba est ignoré à ce niveau.  Selon les indiscrétions de Kingakati, Joseph, chef de fil du FCC, aurait lâché le VPM Tunda ya Kasende. L’acte par lui commis serait un boutiquage avec ses camarades du parti, notamment Aubin Minaka sans que Josepk Kabila soit au courant. Voilà qui l’aurait aussi énervé autant que son partenaire Félix Tshisekedi.

Jaynet Kabila en action

C’est l’intervention et la présence de Jaynet Kabila à la Cour de Cassation qui a tempéré certaines ardeurs. Si non, Joseph Kabila a déjà compris, toutes sortes d’aventures dans lesquelles ses faucons l’ont introduit.

Ainsi, il est bien clair qu’un père de famille, sans force et en présence de ses enfants, beaux-fils et belles-filles, petits-enfants, déclare que c’est ‘’Yemei’’ qui m’a demandé de me calmer. A son niveau, ce grand avocat est incapable de se défendre seul face aux bavures qu’il venait de commettre. Il s’avoue vaincu et fait l’apologie de la République des intouchables. Il est facile de comprendre pourquoi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a refusé de signer un communiqué dont il n’est ni auteur pour que des garçons de course de Shadary le fassent en son lieu et en sa place. Tout est fait et signé pour lui et sans lui.

Vivement la cohabitation  

Face à ce manque de transparence entre les sociétaires du FCC et du CACH qui met ainsi en mal le fonctionnement normal de l’Etat, des voix se lèvent pour exiger la fin de la coalition entre  ces deux partenaires. L’ancien Président de la CENI, le révérend pasteur Daniel Ngoy Mulunda a même tweeté sur son compte : ‘’Si dans un mariage, malgré les conseils, toutes les voies de conciliations échouent. Pour la santé morale, mentale et physique du couple et surtout pour leur bien-être, le divorce demeure la seule issue salvatrice’’.

Ntumba Luaba en colère

L’ancien Ministre sous Joseph Kabila, Alphonse-Daniel Ntumba Luaba, n’a pas su retenir sa colère sainte pour inviter Sylvestre Ilunkamba à l’ordre face à un communiqué qu’il juge impoli et discourtois vis-à-vis du Chef de l’Etat. ‘’On nous dit que se sont réunis autour du Premier ministre des Vice-premiers ministres, des ministres d'Etat, des ministres et vice-ministres, sans préciser lesquels. Apparemment, le Premier Ministre ne s'est réuni qu'avec une partie du Gouvernement, essentiellement les membres d'une composante’’, a-t-il fait observer avent de s’interroger : ‘’On ne sait pas s'il s'agit d'une Commission interministérielle, laquelle ? Le Premier Ministre peut-il tenir une réunion de Cabinet sans obtenir l'autorisation ou prévenir le Chef de l'État ? Depuis quand le Premier Ministre communique avec le Chef de l'État à travers un texte lu et rendu public par son porte-parole ? A-t-on convoqué le VPM à la Justice sur la base des propos tenus au Conseil des ministres ou sur la base des écrits fallacieux écrits et adressés à l'Assemblée nationale au nom et du Gouvernement et du Conseil des ministres qui n'ont jamais été soumis à celui-ci ?

Que pense le professeur Ilunga Ilunkamba de cette substitution subtile et pernicieuse d'un ministre au Gouvernement, dans l'ignorance de celui-ci ? Lorsque le PM constate de tels faits pourquoi n'a-t-il pas le courage d'en tirer conséquence ?’’, questionnement qui ne trouve pas sa réponse dans la mesure où Ilunkamba est réduit à sa propre expression dans un Gouvernement dont il ne devrait servir que de pantin.  

Là, cet enseignant du droit réalise que le VPM Tunda ignore sa lettre et ses recommandations à ce sujet lorsqu’il instruit les membres du Gouvernement le 20 janvier dernier.  il ne fait l'objet d'aucune demande d'explication et mise en demeure. Bien au contraire, le Conseil des ministres, sous la partie continuée par lui, constate que le VPM a envoyé les avis à son initiative personnelle, donc dans l'ignorance superbe du Gouvernement, et n'en tire pas les conséquences, et cherche même à couvrir cette faute. Rien d'autre que de la complaisance, fait observer Ntumba Luaba.

Cet ancien membre du Gouvernement de Joseph Kabila ne comprend pas : ‘’Depuis quand, sur un ton péremptoire et dans des accents d'un chef ou représentant syndical d'une composante d'une partie du Gouvernement, le PM adresse des recommandations publiques au Président de la République et lui demande de faire respecter la Constitution ? Est-ce là la courtoisie, voire le respect, qu'un Premier ministre doit avoir à l'endroit d'un Président de la République ? Qui assure le secret des délibérations du Conseil des ministres ? Est-ce le Chef de l'État ou le Chef du Gouvernement ?’’, s’est demandé Ntumba Luaba avant de faire constater que ce texte de la Primature fait apparaître que celle-ci est aussi engagée dans la bataille de l'abaissement de la Justice. Le Premier ministre qui n'a pas su ou pu demander des explications ou sanctionner les fautes commises par le ministère de la Justice, le voilà qui sollicite du Chef de l'État d'obtenir la sanction de certains magistrats.

‘’Non monsieur le PM, un Premier ministre en homme d'État ne s'adresse pas au Président de la République à travers un communiqué lu par son porte-parole parole.

C'est un déficit de courtoisie républicaine.

Ce n'est pas l'attitude d'un homme d'État.

C'est un agissement syndical d'un chef d'une composante gouvernementale’’, a conclu le professeur Alphonse-Daniel Ntumba Luaba.

JCN

 

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