Insécurité à Lubumbashi : Jacques Kyabula instrumentalise une épuration ethnique contre les non autochtones !


16 Mar

C’est parti. Pour le pouvoir, il est prêt à tout. Il peut plonger toute la province dans le chaos, pour que lui reste Gouverneur. Lui, c’est Jacques Kyabula Katwe, Gouverneur imposé à la tête de la Province du Haut-Katanga par le Front Commun pour le Congo, FCC. Les conditions de son élection sont connues de tous. Un simulacre. Pour le moins que l’on puisse dire qui a été gagné par l’intelligence de ses avocats dont la plus brillante Me Gisèle Ngungua, ancienne journaliste et membre du Comité de l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC, son Dircaba qui est un bouclier humain contre la presse.
L’insécurité
L’insécurité bat son plein à Lubumbashi. La population dans toute sa globalité dénonce. Elle a manifesté publiquement. Parce qu’elle ne frappe pas une seule tribu. Surtout que l’on sait de quelle manière, les semeurs de la mort, éléments du cannibale Gédéon Mutanda qui sont sous les ordres d’un officier supérieur militaire au sein du commandement militaire ont été accueillis sans être pris en charge, agissent pour se faire entendre. Ces gens poursuivent leur chaos qu’ils sèment en plein centre-ville. Mais c’est une communauté, kasainne qui est désignée non seulement pour être à la base de cette insécurité ; mais aussi et surtout, pour s’être levée contre Jacques Kyabula.
Là, il a va utiliser la jeunesse katangaise, facilement manipulable pour des miettes pour lancer des messages d’incitation à la haine tribale. Ces mercenaires ont oublié qu’il est impossible qu’une épuration ethnique soit possible aujourd’hui avec l’existence de la CPI. A l’époque, Jean Nguz et Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza n’avaient été que des instruments entre les mains de Mobutu pour agir contre Tshisekedi. Un Tshisekedi qui n’a jamais aussi compati avec les expulsés de l’ex Shaba. Nguz l’a confessé avant de mourir. Une mort honteuse. Kyungu également s’est réconcilié avec Etienne Tshisekedi. Mais Jacques Kyabula confond les époques pour monter ces jeunes désœuvrés qui n’ont gagné leur vie que dans pareilles actions.
A ce propos, un expert de la politique congolaise a regretté : ‘’Il est regrettable que la population du Katanga soit si facilement manipulable à cause de la situation financière délétère dans laquelle le régime Kabila a laissé son peuple: il suffit d'un moindre renforcement du pouvoir central de Kinshasa pour assister à des remous politiques dans les régions du Katanga, du Nord et Sud Kivu et de la province Orientale’’, a-t-il déploré. Un autre opérateur politique aussi Katangais, a tancé : ‘’Moi, je suis Katangais, mais Je n'ai jamais vu un Katangais aider son frère katangais à évoluer en dehors de son père ou mère biologique.  Donc, cessez de faire semblant. C’est comme s’il y a de l'amour entre Katangais. Laissez cette province évoluer grâce à la présence de tout le monde dans cette province grande par sa superficie, forte par sa réserve en matières premières mais petite et pauvre à cause de la discrimination entre compatriotes’’. Il signe son post sous son nom, Joy Kyupi Kibawa.
L’UNAFEC de BABA wa Katanga, le père du réveil de la conscience katangaise n’a pas tardé pour réagir. L’UNAFEC l’a fait à travers un communiqué officiel : ‘’Il est demandé à nos vaillants combattants de toutes les branches de l’Unicef à ne pas se mixer ni de près ni de loin à la dite marche à tendance tribale organisée par les ennemis de la paix au Katanga.
Je vous instruis donc à cette observance sans faille, notre cher parti de MANDELA Baba Kyungu Wa Ku Mwanza prône la cohabitation de tous les Congolais dans le respect de notre constitution’’. Le communiqué est signé.
Philippe Kibawa, Porte-parole de l’Unafec.
En outre, un autre analyste expose son indignation lorsqu’il écrit : ‘’Je suis fort sidéré de voir des jeunes, certains se disant autochtones se livrer sur les médias en agitant *le chiffon rouge de tribalisme* s'attaquant et mettant en garde toutes les communautés vivant dans le Haut-Katanga, et dans la ville cosmopolite de Lubumbashi en particulier. C'est un peu comme les Bateke menacer toutes les autres communautés à Kinshasa. Ces jeunes inconscients n'imaginent pas les conséquences néfastes qui peuvent s'en suivre. Il y a à Lubumbashi des autorités comme tous les autres citoyens autochtones qui ont dans la majorité des épouses des communautés étrangères avec des enfants et vivent en tout amour. Ces groupes de petits troubadours généralement à moins de 20 ou 30 personnes qui se livrent aux médias doivent être poursuivis jusqu'à leur dernier retranchement. La constitution congolaise prévoit que tout Congolais est chez lui dans le périmètre de la République Démocratique du Congo. Nul ne peut donc se prévaloir du droit de diviser la RDC ou les Congolais’’, c’est un Lushois en la personne de Master Ingénieur Ewing Yanda.
Jean-Claude Muyambo n’est pas resté en arrière. Il a mis en garde Kyabula et menacé de mener les mêmes actions pour contrecarrer ce qu’il pense être ‘’une action pour déstabiliser le Président de la République, F élix-Antoine Tshisekedi’’. Il a promis de conduire également une manifestation pour dénoncer l’agir de Kyabula.
Dossier à suivre.
Fadie Ndembu

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