Blocage du processus : Peut-on écouter Nazem Nazembe donne la recette ! • L’adoption du nouveau système politique reste la seule voie de bâtir une nation au centre de l’Afrique avec une paix durable pour toute l’Afrique et son émergence


28 Oct

Mzée Laurent Désiré Kabila est venu. Personne ne s’est occupé à voir qui l’accompagne et à quel prix. Les boulevards lui ont été ouverts et il a chassé le Maréchal Mobutu qui a quitté le pays sur les pointes des pieds.

Kabila Mzée n’a fait que trois ans au pouvoir. Il a été remplacé par son fils. Tout a été mesuré sur sa personne en partant de l’Accord de Sun City jusqu’à la Constitution qui a été promulguée par lui.

Aujourd’hui également, au lieu de chercher la véritable cause de multiples crises de légitimité, les gens s’efforcent à ne trouver que c’est lui ‘’le mal congolais’’.

On passe ainsi à coté de la plaque, surtout lorsque ceux qui l’entourent ont également fait de sa personne ‘’un bouclier humain’’ afin de couvrir la plupart de leurs forfaitures réalisées à la tête de la RDC.

Dans cet imbroglio, une voix s’est levée. Celle de Nazem Nazembe qui demande que l’on abandonne un peu le culte des personnes pour nous focaliser uniquement sur les bases qui devront servir de jalons à la démocratie et à la paix durable dans notre pays.

C’est ici que cet homme propose la démocratie consensuelle que l’on devra consacrer dans la Constitution ou dans un Accord politique en vue de combattre définitivement les contestations des résultats des élections ainsi que la non représentativité de certaines tribus et ethnies au sein des institutions, source des conflits récurrents.

Le dialogue tenu à la Cité de l’Union Africaine a tapé à coté de ses objectifs dont le plus principal,  l’organisation d’un processus électoral apaisé pour des résultats des élections non contestés.

Tous les délégués, comme à l’accoutumée, lors de ce genre de forums, se sont focalisés que vers le partage des postes au sein d’un Gouvernement de large union nationale qui ne s’est limité qu’à se refaire de la santé financière pour certains dont la carrière n’est que politicienne.

Ce qui a conduit au bilan macabre des morts, aux mois de septembre, novembre et décembre de l’année passée.

Le même exercice a été répété par la Conférence Episcopale Nationale de la RDC, CENCO dont l’Accord n’a visé que le départ de Kabila à travers ce que l’on appelle ‘’Alternance’’.

Et aujourd’hui, tout est bloqué avec la dose de mauvaise foi dans le chef de la Majorité Présidentielle et les préalables posés par l’Opposition.

Le pays se dirige peu à à peu vers un chaos dont personne ne sait déterminer les conséquences.

Il faut ajouter à ce chaos, le cycle des violences sur toute l’étendue de la RDC dans le Grand Kasaï, dans l’ex Katanga et dans le Kongo Central.   

C’est ici que l’honorable Nazem Nazembe, Initiateur du parti Courant du Futur, préoccupé non par le partage des postes, mais plutôt par la réponse à donner à l’objectif assigné à ces assises avait recommandé une recette définitive. Nazem Nazembe avait proposé le changement du système politique. Un système politique approprié aux Africains et plus particulièrement aux Congolais dont le pays compte plus de 450 tribus parlant plus de 450 langues. Ce pays que partage les Nilotiques, les Bantous, les Pygmées, les Naturalisés et les Soudanais dont la gestion ne pourra être qu’un consensus entre tous ces groupes raciaux et ethniques en tenant compte du poids de chacun.

Aujourd’hui, il s’est avéré que les partis politiques, ne reflètent que cette réalité, fondée essentiellement sur la représentation des membres de ces groupes ethniques et raciaux. Ce consensus que Nazem Nazembe appelle ‘’Démocratie consensuelle’’ est le contenu du document remis à toutes les sensibilités réunies au dialogue de Kodjo. Personne n’y a prêté attention. Chacun ne voyant que ses intérêts.

C’est ici que nous nous obligeons de reproduire intégralement ce document qui reprend cette pensée originale qui pourra booster l’émergence du Congo, et partant de là, celle de toute l’Afrique.

Ci-dessous la présentation de l’honorable Nazem Nazembe.

De : S. E. Nazem Nazembe, Délégué du Courant du Futur, parti de la Majorité Présidentielle, au Dialogue National Inclusif 

Concerne : Notre contribution à l’Accord Politique et Mécanismes de suivi (11).

Distingués délégués et chers Collègues, 

Dans son livre intitulé : « Pour un autre avenir congolais de paix, le choix d’un modèle institutionnel », feu le Professeur Philippe Biyoya parlant du Dialogue Inter congolais de  Sun City écrivait en préface ceci : « Quel sage et prudent architecte ou entrepreneur se ferait oublieux des préceptes élémentaires à l’usage des bâtisseurs d’œuvres durables dans le temps et dans l’espace que sont l’examen préalable de faisabilité, l’inventaire des moyens requis ou à requérir, l’évaluation des coûts et des risques liés à la réalisation du projet ?

La constitution de la RD Congo stipule d’ailleurs en son préambule que depuis l’indépendance le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs.

En effet, ces assises, sont la dernière chance accordée à notre Nation pour bâtir une paix durable par des institutions fortes, ayant pour seul motif, le bonheur et le bien-être de notre peuple. Nous avons beaucoup souffert. Nous avons perdu beaucoup de nôtres à cause des élections de 2006 et 2011. Il est temps de penser comment bâtir une nation aux institutions fortes qui peuvent résister face aux crises diverses.

Rater cette occasion, c’est consacrer le chaos constructeur que d’aucuns souhaitent pour poursuivre le pillage de nos richesses, en nous liguant les uns contre les autres, comme c’est le cas aujourd’hui en Irak, en Lybie, au Sud-Soudan et en Syrie. 

Rappelons toutefois que la Commission  Politique et Juridique du Dialogue Intercongolais de Sun City avait été plus explicite pour retenir comme causes de nos diverses crises :

  • La rupture du consensus politique ;
  • La poursuite de politiques d’exclusion et d’expulsion des Congolais ;
  • L’absence d’amour des Congolais pour leur pays et leurs compatriotes ;
  • La mauvaise gestion de la question de la nationalité ;
  • L’absence de légitimité des pouvoirs qui se sont succédés ;
  • Les effets pervers en RD Congo des cycles de violences interethniques au Rwanda et au Burundi ;
  • La volonté de puissance des Etats de la sous-région ;
  • Les convoitises et entreprises déstabilisatrices des sociétés transnationales minières ;
  • Les violences interethniques en RD Congo ;

Les questions électorale et du respect de délais constitutionnels se présentent ainsi comme la goûte d’eau qui fait déborder le vase faisant  remonter en surface toutes ces autres causes toujours relevées mais pour lesquelles, on n’a pas accordé beaucoup d’importance une fois que le vent est passé par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

La République sud-africaine qui sortait d’une crise aussi cruelle que celle que connait la RD Congo, avait accordé toute l’attention voulue autour de la commission Vérité et Réconciliation.

Par contre, en RDC, cette même Commission « Paix et Réconciliation », mise en place à Sun City a été le dernier des soucis des dirigeants de la Transition 1+4. Les violences actuelles à l’Est et dans d’autres points du pays ont aussi comme cause la difficile collaboration entre des peuples forces de vivre ensemble par l’Acte de Berlin en 1885.

Comme repris dans son projet de société aussi appelé « Livre Bleu », le Courant du Futur a fait siennes les précieuses recommandations formulées le 30 juin 1960, qui établissaient que la priorité des priorités du nouvel Etat, était l’érection d’une vraie nation arc-en-ciel partant de la multitude de tribus.Comme remède à l’absence de la nation et de légitimité qui minent la vie des Congolais en tant que  Peuple et Nation, le Courant du Futur propose que soient consacrés et institués dans le compromis politique de la Transition, les principes fondamentaux suivants :

La démocratie consensuelle croisée

La démocratie consensuelle croisée que le Courant du Futur propose est ce système politique qui consacre la gestion du pays, par les gagnants et les perdants au moyen de la mise en commun des projets de société et des programmes de Gouvernement, suivant le poids de chacun, tout en tenant compte de la dimension arc-en-ciel de la RDCONGO.

En effet, c’est depuis 2014, à travers deux journaux de Kinshasa, j’avais crié à gorge déployée pour réclamer le dialogue. Un dialogue qui devait avoir un seul sujet à l’ordre du jour : « réfléchir sur un système ou courant politique, susceptible de donner une paix durable en vue d’engager la RDC dans le giron des pays émergents à l’horizon 2030 ».

Avec ce système, engager un processus électoral transparent, démocratique, crédible et apaisé. Ce système politique à instaurer dans notre pays, est dicté par le caractère arc-en-ciel de la RDC où cohabitent plus de 450 tribus, parlant plus de 400 langues ou dialectes.

Nous ne devrions pas nous voiler la face. Nous avons l’obligation, nous qui sommes dans ces assises, de prendre le taureau par ses cornes pour que nous ne puissions plus revenir pour un autre dialogue ici au pays ou à l’étranger et ce, après mort d’hommes.

Le premier Président de la République, Monsieur Joseph Kasa-Vubu, avait une vision très longue sur cette question, lorsqu’en 1960, il disait je cite : « Que des différences en effet, lors de la fondation de notre pays, entre les populations que tout contribuait à maintenir  écartées les unes des autres sans souligner les diversités des langues, des coutumes ou des structures sociales… c’est à nous désormais à prendre le relai et à rassembler les matériaux de notre unité nationale, à construire notre nation dans l’union et dans la solidarité ».

Même notre ancienne puissance coloniale avait relevé ce même problème lorsque le Roi Baudouin 1er soulignait, je cite : « Les dangers principaux qui nous menacent sont l’inexpérience                     des populations à se gouverner, les luttes tribales qui jadis ont fait tant de mal et qui, en aucun prix ne doivent reprendre l’attraction que peuvent exercer sur certaines régions des puissances étrangères prêtes à profiter de la moindre défaillance. Vos dirigeants connaitront la tâche difficile de gouverner. Il leur faudra mettre au premier plan de leurs préoccupations, quel que soit le parti auquel ils appartiennent, les intérêts généraux du pays ».

Toujours à ce propos, un Conseiller moins connu du premier Premier Ministre, Patrice-Emery Lumumba lui écrivait en juin 1960 ceci : « Les résultats électoraux semblent également indiquer qu’il serait sage que le premier Gouvernement du Congo soit un gouvernement d’union nationale c'est-à-dire que les principaux leaders de toutes les régions parviennent à se mettre d’accord sur un programme de gouvernement et sur un dosage. En effet, au stade actuel, la force des partis est presque toujours concentrée régionalement, de telle sorte qu’exclure un parti important du pouvoir équivaudrait à exclure une région importante ou toute une ethnie, parfois vitale, du sein de la nation. En effet, au stade actuel, la force des partis est presque toujours concentrée régionalement, de telle sorte qu’exclure un parti important du pouvoir équivaudrait à exclure une région importante ou toute une ethnie, parfois vitale, du sein de la nation ». (Van Bilsen dans l’Indépendance du Congo, Edition Casterman, 1962).

Je voudrais que quelqu’un me dise ici, que ce tableau peint par le Roi Baudouin 1er ou par les deux premiers dirigeants de notre pays a changé à ce jour ?

N’est-ce pas ce que nous vivons depuis le retour à la démocratie avec la territoriale des originaires ? Dites-moi dans une seule province où ces velléités de gestion contestée ne sont pas à la mode ? Et ces contestations, sont liées, non pas à la gestion bonne ou mauvaise, mais surtout à la dimension ethnique du leader au pouvoir.

C’est pourquoi, levons une option au cours de ces assises, à travers le compromis politique inscrit au point 11 de la feuille de route de ce dialogue, pour consacrer une gestion consensuelle de notre pays.

Notre richesse, n’est pas seulement dans le sol et le sous-sol de la RDCONGO. Mais la multitude de tribus, des races et des langues, constitue une richesse qui nous distingue des autres peuples.

A ce titre, la gestion de la chose publique dans notre pays, devra se distinguer des autres par une solution particulière qui tient compte de nos réalités et surtout de la constitution cosmopolite de notre pays.

On doit veiller à ce que des représentants des Pygmées, Bantous, Soudanais, Nilotiques et Naturalisés, bien sûr suivant l’importance démographique de chaque groupe, soient présents dans tous des gouvernements surtout celui de la transition à venir. Jamais de gouvernement en RD Congo sans l’une d’elles.

C’est un système politique qui convient à la dimension de notre pays que nous voulons bâtir comme Etat-Nation au cœur de l’Afrique et qui va stimuler le développement de tout le continent, comme Frantz Fanon l’avait relevé : « l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo ».

Nous aurons ainsi servi d’exemple de paix et de développement pour toutes les nations de l’Afrique à travers ce système politique. Les élections aboutiront toujours à des contestations susceptibles de provoquer des troubles, quels que soient les gagnants, si on ne résout pas une fois pour toutes cette question. Les Européens n’ont réussi à résoudre ce problème, que plusieurs décennies après. Ce n’est pas par baguette magique, que les Africains accepteront facilement les résultats des urnes. Ce n’est pas pour la première fois que ce mode a été appliqué en Afrique après les résultats des des élections contestées.

Tenez, à l’issue des élections contestées et ce, après morts d’hommes au Kenya et au Zimbabwe, le gagnant a accepté de laisser le perdant former et diriger le Gouvernement d’Union Nationale que j’appelle : ‘’Gouvernement de consensus’’

On aurait pu éviter les morts que l’on dénombre au Gabon aujourd’hui et chez nous ici en RDC ; on n’aurait pas déploré les morts de la guerre du 22 au 23 mars 2007 entre les FARDC et la garde rapprochée du Vice-président Jean Pierre Bemba dans cette ville, si l’on avait recouru à ce système de gestion.

Le Chef de l’Etat n’avait-il pas déclaré, dans ce site de la Cité de L’Union Africaine lors de la prestation de serment, le 20 décembre 2011, que sa main restait tendue pour conduire les affaires de l’Etat avec quiconque la prendrait ?

C’est ce qui justifie, l’entrée de quelques membres des partis et regroupements politiques de l’Opposition, dans le gouvernement de la deuxième législature alors qu’ils ne faisaient pas partie de la majorité parlementaire identifiée en 2012.

C’est aussi la pratique qui avait prévalu à l’installation de premières institutions de la jeune République Démocratique du Congo dont les deux principaux animateurs (Le Président Joseph Kasa-Vubu et le Premier Ministre Emery Patrice Lumumba), appartenaient à deux courants politiques opposés (fédéralisme et unitarisme).

Sinon comment comprendre l’élection du fédéraliste minoritaire au Parlement congolais de 1960, Joseph Kasa-Vubu comme Président de la République par une majorité unitariste et pilotée par Patrice Emery Lumumba en lieu et place de son candidat, Jean Bolikango?

Voici les avantages de la démocratie consensuelle croisée :

  • Eviter la possibilité des contestations des résultats des élections qui aboutissent à la guerre et aux crises de toutes sortes, comme c’est le cas au Gabon aujourd’hui ; ici chez nous en 2006 et 2011, au Congo Brazza et au Burundi ;
  • Mettre fin définitivement à la guerre et aux conflits de légitimité dans notre pays ;
  • Permettre à toutes les filles et à tous les fils de la RDC de contribuer à la construction de notre Nation ;
  • Eviter que les dirigeants ne visent rien que le pouvoir au nom duquel ils peuvent verser le sang au détriment de l’intérêt du plus grand nombre. On aura ainsi enlevé de la tête de nos dirigeants l’idée de : « Oyo eza tour na biso, c’est notre tour » pour vider les caisses de l’Etat avant de partir.
  •  En Afrique, c’est la démocratie des clans et ethnies qui se confond à la représentation de ces ethnies et clans dans la gestion de la chose publique plutôt que la démocratie fondée sur l’idéologie ou la démocratie de la majorité. Ainsi, tous les ethnies et tous les grands clans auront leurs représentants dans les gouvernements tant au niveau national que local.

                               Ainsi donc, à partir des Accords de Kinshasa, nous aurons posé les fondements d’une démocratie qui va engager toute l’Afrique vers la paix et le développement.

Au Courant du Futur, nous pensons que ce dialogue est celui de la dernière chance ; car, l’horizon parait sombre lorsque l’on considère les propos qui se tiennent à longueur des journées et surtout sur les réseaux sociaux.

Retour à la territoriale des non originaires

Les juristes disent que les faits précèdent le droit. Mais le législateur congolais traine à ce jour à tirer la leçon qui s’impose de l’élection aux dernières législatives nationales de plusieurs compatriotes hors de leurs provinces d’origine. Konde Vila ki Kanda par exemple, n’a pas été élu massivement au Nord Kivu pour avoir battu une campagne à l’américaine mieux que les candidats originaires de cette province. Mais plutôt, à cause des actions posées par lui sur place lorsqu’il y assumait les fonctions de gouverneur. Feu Louis Alphonse Koyagialo aurait été élu, s’il était rentré au Katanga pour poser sa candidature. Autant avec Jonas Mukamba a l’Equateur ou Catherine Nzuzi wa Mbombo, au Kongo-Central, etc.

                                              Bien au delà de cette considération interne, il y a ce propos de Frantz Fanon qui disait que l’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo. Le Prof. Théophile Obenga traduit ce propos en disant que c’est de la Rd Congo que partira l’émergence de tout le continent africain. Les dirigeants actuels de ce pays portent donc une lourde responsabilité dans le retard que connait l’Afrique ; car, ils perdent tout le temps dans leurs querelles internes et égoïstes sans jamais penser à la vocation africaine de ce pays. 

C’est comme cela qu’il faille que les Congolais comprennent que bien d’Africains accourent au chevet de ce pays chaque fois que leurs turpitudes a failli le faire éclater comme c’est le cas aujourd’hui avec le Facilitateur Edem Kodjo, Sassou Nguesso ou hier avec Kethumile Masire, Moustapha Niasse, Kamel Morjan ...

                                              Certains délégués au Dialogue Inter congolais de Sun City avaient même proposé que la nationalité qui est un lien juridique et politique qui rattache un individu à un Etat souverain, soit détachée de la tribu, de la région vers une nationalité citoyenne.

Le retour à la territoriale des non originaires permet donc de créer la nation congolaise qui ouvrira plus facilement la voie à la nation africaine comme le veut sa vocation.

  

Donner une nouvelle légitimité à l’Assemblée nationale et au Sénat en y incorporant des cooptés

Le problème de la légitimité qui se pose au Sénat aujourd’hui se posera demain a l’Assemblée nationale dont le mandat prend fin au plus tard en avril 2017. Ajoutons à cela, ces critiques acerbes qui sont souvent dirigées contre les membres de cette Chambre au regard de la manière dont les élections ont été organisées en 2011.

Voilà pourquoi, il faut donner une nouvelle légitimité à ces chambres en y ajoutant des membres à coopter  parmi ceux qui ont pris part aux travaux du Dialogue National Inclusif. Ce sont ces deux Chambres renforcées et dotées d une nouvelle légitimité, qui seront chargées du suivi des recommandations de ces assises.

Pour assurer le suivi des résolutions de la Conférence Nationale Souveraine, le Haut Conseil de la République mise en place après les travaux de celle-ci en 1993, a du fusionner avec le parlement du MPR parti Etat que dirigeait Anzuluni Bembe pour donner naissance au Haut Conseil de la République Parlement de Transition ; HCR PT qui a assuré la fonction parlementaire jusqu’ a la prise de pouvoir par les forces de l AFDL en mai 1997.

Voilà une jurisprudence qui peut servir en ce moment où il existe un parlement dont l’une des chambres est hors mandat depuis plus de 4 ans et l’autre qui perdra son mandat dans une année. Le besoin d’assurer le suivi des résolutions des assises de ce Dialogue impose que des partis dont les délégués ont pris part à ces travaux soient présents dans ces chambres.

Conclusion

Distingués Délégués et chers collègues

Nous n’avons qu’un seul souci à travers cette modeste contribution : instaurer la démocratie consensuelle croisée  pendant cette petite transition et la consacrer comme mode de gestion dans notre pays dans la constitution de la 4ème République, le cas échéant,  pour nous éviter des crises liées aux contestations des résultats des élections.

Nous avons ici une dernière chance pour donner un sens à ce rêve de Patrice Emery Lumumba qui n’a d’égal que celui du Pasteur Martin Luther King fait le 28 Aout 1963, mieux connu sous le nom ‘’J’ai un rêve’’. Dans son discours improvisé le 30 Juin 1960, Patrice Lumumba a exprimé son rêve pour son pays en ces termes :

                                    Nous allons montrer au monde, ce que peut faire l’Homme Noir ou Congolais quand il travaille dans la liberté et nous allons faire du Congo, le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière. Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles. Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens puissent jouir pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra la dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner ; non pas la paix des fusils et de baïonnettes ; mais la paix des cœurs et des bonnes volontés.

                                             Voilà comment nous, délégués à ce Dialogue National Inclusif, aurons   mérité de la patrie et marqué en lettres d’or, nos noms dans les annales de l’histoire de la Renaissance et de l’Emergence de notre beau et grand pays. 

    Je vous remercie.

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