Le droit de vivre !


17 Jun

Jean 10.10 - Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.


Le titre de cette pensée peut vous sembler surprenant. En effet, nous naissons et personne ne nous demande notre avis, nous voilà sur terre, appelés à la vie. Pourtant, bon nombre de personnes ont le mal de vivre allant même parfois jusqu’au suicide. Dans une société où il est véhiculé sans cesse l’épanouissement de sa personne, la beauté, la richesse, de plus en plus de personnes sont en souffrance et VIVRE leur est devenu difficile, la barre de l’acceptation de leur personne telle qu’ils sont étant trop élevée. C’est ainsi que progressivement, elles s’enferment sur elles-mêmes, pensant qu’elles ne seront jamais à la hauteur, que leur vie n’est utile en rien et pour personne. Nous sommes pourtant appelés par Dieu à la vie et à la vie abondante en Lui.


C’est ainsi que quand notre cœur et notre être sont touchés par l’amour de notre Seigneur, c’est comme si pour la première fois, nous nous sentions réellement vivre. S’installe aussi progressivement en nous la perception du pourquoi nous sommes nés et le désir de le vivre pleinement et en abondance car tel est le désir de Dieu. Certaines embûches peuvent être sur notre chemin mais nous continuons de marcher avec espérance et comme le dit le dicton : « L’espoir fait vivre ». Ce qui n’est pas complètement faux.


Certains et certaines vont ainsi continuer cette course dans la joie et avec plein d’enthousiasme, ils seront affermis. Malheureusement, pour d’autres, il y aura un arrêt net de cette marche à cause d’une chute et de toutes les conséquences de cette chute. Certains retourneront à leur ancienne manière de vivre et d’autres resteront attachés à leur Sauveur mais peut-être refuseront-ils même d’une manière inconsciente de se permettre tout simplement de vivre. En effet, ils ne sont pas comme le monde car ils aiment Dieu, mais rejetés par leur famille, « amis » et la communauté chrétienne parce qu’ils sont tombés. Il est très difficile à ces personnes de se remettre debout. En effet, l’ennemi n’a de cesse, dès qu’elles commencent à se relever, de leur rappeler qu’elles sont tombées et que jamais elles ne pourront vivre le pourquoi elles sont nées. Il est même incroyable de voir comment les gens utilisent la chute de quelqu’un pour ensuite dire tout et n’importe quoi sur cette personne, exagérant, mentant, calomniant.


Je crois que quand nous faisons cette œuvre de mort, nous dissimulons, peut-être même involontairement, nos propres fautes en étalant au grand jour celles des autres. La question qui se pose est : ces autres ont-ils droit à la vie ? Loin de prôner le péché sous toutes ses formes, bien souvent, la personne qui est tombée et qui est restée attachée à Dieu, s’est humiliée devant son Dieu, se sait pardonnée de Dieu mais pourtant, elle ne se donne pas forcément le droit de vivre. Elle mesure toutes les conséquences de son acte et ne s’autorise plus à être joyeuse, heureuse, c’est comme si toute sa vie tournait maintenant autour de sa chute. S’il y a des conséquences au péché et que Dieu châtie celui qu’Il aime, le désir de Dieu n’est pas qu’une personne reste à terre. Non, son désir depuis la chute d’Adam a toujours été de relever et de donner une nouvelle possibilité de vivre et sentir à nouveau son cœur battre.


Tu as peut-être péché, tu es resté attaché à Dieu, tu t’es humilié devant Lui. Il y a eu cependant des conséquences parfois graves à ton ou tes actes et aujourd’hui, tu ne t’autorises plus de vivre. Ton désir est de plaire à Dieu, de Le suivre mais Dieu a plus pour toi. Aujourd’hui Il te dit : « Accepte de vivre ! Même si l’ennemi te dit le contraire, tu as à nouveau le droit de vivre. Je suis venu pour que mes brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. Tu es appelé aujourd’hui à la vie par Dieu. Accepte de vivre et laisse-Moi conduire ta vie. Je mettrai un chemin dans le désert et des fleuves dans la solitude. C’est le temps pour toi de dire : je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres de l’Eternel ». 


Ceins tes reins, mets tes chaussures et prend ton bâton, c’est le temps pour toi de vivre la Pâques, ta résurrection ! 


Avec tout mon affection.  


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