« La promotion de la donne handicap dans les médias » Centre Boboto, Mardi 3 décembre 2019


09 Dec
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Je profite de l’opportunité qui m’est offerte pour réitérer mes sincères félicitations à Maître Irène ESAMBO DIATA pour sa nomination comme Ministre Déléguée aux Affaires sociales en charge des personnes vivant avec handicap.

A peine qu’elle a pris possession de ce Ministère, elle a démontré qu’elle est une femme d’action, activiste vigoureuse, d’une compétence remarquable et qui a déjoué tous les pronostics en démontrant que son handicap n’était nullement un frein à son évolution.

En effet, la Journée internationale des personnes handicapées a été décrétée depuis 1992 par les Nations-Unies. C’est la première fois, 27 ans après, qu’elle est célébrée avec faste grâce à la perspicacité de Madame la Ministre Déléguée qui lui a donné un contenu et lui assure une grande visibilité.

Aujourd’hui, la personne handicapée est revalorisée par le Président de la république, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, qui vient de créer, pour la première fois en RDC, un Ministère spécifique, lequel va contribuer à la promotion de la personne handicapée pour son développement. Pour donner encore plus d’aplomb à cette Journée, Félix TSHISEKEDI a personnellement adressé à la Nation un message lié à cette solennelle occasion.

Je Le salue pour ce faire car, le handicap ne peut nullement être un motif de flemme.

Mes remerciements s’adressent aux organisateurs pour nous avoir associé à cette Journée scientifique en vue qu’ensemble, nous échangions sur la promotion de la donne « handicap » dans les médias.

En d’autres termes, nous devons nous demander comment, en tant qu’autorégulateur, nous pouvons intégrer l’infirmité et la vulnérabilité dans le traitement de l’information liée aux personnes handicapées.

En même temps, comment faire pour intéresser cette catégorie de citoyens à intégrer la presse, à s’intégrer dans la presse, non pas de façon figée ou méprisable, mais d’une manière civilisée. Les personnes handicapées ne représentent même pas un pour cent dans l’ensemble de la presse. Donc, ils sont sous-représentés.

Aujourd’hui, le Comité International Olympique a créé un Comité parallèle qui ne s’occupe que des Jeux paralympiques. Le CIO met un accent particulier sur le dépassement athlétique des participants plutôt que sur leur handicap. En dépit du fait, ils font invariablement l’objet de reportages de type « triomphe dans l’adversité ».

Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, la RDC ne dispose pas des médias spécifiques pour les personnes handicapées.

C’est une déficience que nous avons constatée dans notre métier. La création de ce nouveau ministère impose que nous aussi nous adaptions dans nos reportages voire dans notre structuration pour combler cette lacune.

Voilà pourquoi il nous parait utile et urgent que nous formions nos journalistes qui doivent s’accommoder au langage des malentendants, des sourds-muets, des aveugles, etc.

Il nous faut une formation spécialisée des interprètes, avec l’appui des partenaires, pour intensifier cette nouvelle manière de donner l’information à et sur nos compatriotes de cette catégorie car, ils ont aussi droit à l’information.

Je vous remercie!

Fait à Kinshasa, le 4 décembre 2019.

KASONGA TSHILUNDE Président de l'UNPC Ambassadeur pour la Paix


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