Sur proposition du Ministre Clément Kwete du Portefeuille: Sokimo vendue à une firme fictive canadienne!


24 Jun

Le Front Commun pour le Congo, FCC n'arrête pas de poursuivre le bradage du patrimoine de l'Etat. Après Sodimico, Gecamines, Miba, ex ONATRA et toutes les autres entreprises du portefeuille, c'est autour de la Société Minière de Kilo-Moto, SOKIMO que cette plateforme mise pour se faire des moyens sur le dos de la souffrance, et des travailleurs et des populations riveraines de l'exploitation de l'or dans cette partie de la RDC. 


Pendant ce temps, la population de Haut-Uélé, du Bas-Uélé et de l’Ituri qui subit les impacts nuisibles de l’exploitation minière croupit dans la misère la plus noire face à l’indifférence notoire de la Kabilie qui tient à garder les portefeuilles les plus importants du Gouvernement pour faire main basse sur les ressources naturelles et financières du pays.


Réformes judiciaires


Il est maintenant possible de comprendre les raisons des lois Minaku-Sakata qui veulent caporaliser l’appareil judicaire. Ils veulent que le Ministre de la Justice puisse avoir le pouvoir d’injonction et discipline sur les magistrats. C’est lui qui devra en définitive nommer et révoquer les magistrats privant ainsi, et au Chef de l’Etat, et au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature leurs prérogatives régaliennes.


Liquidation de SOKIMO


C’est fini. La SOKIMO est en définitive inhumée. La nouvelle est tombée comme une bombe lorsque le Porte-parole du Gouvernement a fait le compte-rendu du tout dernier Conseil des Ministres. 


Ce Ministre qui a bloqué avec son prédécesseur Mme Mumba la notification des ordonnances du Chef de l'Etat nommant les mandataires à la tête de la Gecamines et de la SNCC, vient d’opérer un grand coup pour priver au Président Félix-Antoine Tshisekedi de moyens nécessaires à la réalisation de son programme quinquennal résumé dans le slogan ‘’Le Peuple d’abord’’, devant alléger tant soit peu la misère du peuple à travers le Social.


La situation devient davantage grave lorsque la vente de cette société est opérée sans se concerter avec les partenaires dans la joint-venture. Ce qui vient ainsi consacrer définitivement sa liquidation par un autre PPRD Clément Kwete dont on sait qu'il ne répond qu’aux ordres de ceux qui veulent enterrer tout le portefeuille pour priver le Gouvernement de moyens nécessaires à la construction du pays.


Si Félix-Antoine Tshisekedi veut réaliser l'idéal de son parti lui laissé par son père à travers le slogan ''Le peuple d'abord'', il devra se battre pour arrêter la concrétisation de cette supercherie.


Une firme fictive


Les avertis ont suivi avec peine l'intervention du Ministre du Portefeuille, ancien Dircab d'Evariste Boshab, lors de ce Conseil des Ministres quand il a parlé de la relance des activités de la Sodimico.


La société civile et les syndicalistes de cette société s'étaient levés dernièrement pour stigmatiser l'élan du Directeur Général ai et le Conseil d'administration incomplet pour vendre les parts de la Sodimico à AJN RESOURCES INC, une firme fictive qui a hâté son inscription en bourse pour gagner ce partenariat dans des conditions opaques. Une société qui n'a aucune histoire dans le secteur minier. Certains élus de l'Ituri s'étaient lancés contre cette aventure lorsqu’ils ont appris que le mari de Mme Mumba, alors Ministre du Portefeuille, Monsieur Tuma Waku, PCA de SOKIMO, avait déjà bradé cette entreprise dont quelques sites en voie d’être cédés.


Mais ici, ils viennent d'atteindre le sommet en portant cette supercherie au Conseil des Ministres. Là, le Ministre Clément Kwete a de prime abord exposé la situation de l'entreprise. Le Ministre du Portefeuille a relevé que cette société n’a pas su améliorer le potentiel de ses activités minières et industrielles, et ce en dépit de la richesse de ses gisements des suites du manque d’un fonds déroulement conséquent, a indiqué Kwete avant de se faire remonter par un expert dans le secteur minier qui déclare sous la signature de l’anonymat :’’Le Ministre Clément Kwete oublie que c'est toujours le même portefeuille qui a avalisé ces mêmes contrats et pour la plus part avec des sociétés inconnues’’.


 


A ce sujet, le patron du portefeuille a rappelé que ‘’la SOKIMO avait opté pour une politique d’affaires de joint-


venture, mais elle est devenue de ce fait une entreprise dépendant


totalement des retombées des contrats d’association conclus avec des sociétés à capitaux étrangers.


Ces contrats se sont soldés par un manque de dividendes pour l’actionnaire unique qu’est l’Etat’’. Mensonge, rétorque l’expert. Kwete parle comme s’il était absent de la gestion du portefeuille pendant qu’il gérait le Cabinet du successeur de Vital Kamerhe au PPRD. Il n’y a jamais eu un Ministre autre qu’un membre du PPRD depuis plus d’une décennie. Et c’est le Gouvernement de la RDC qui avait levé cette option pour toutes les entreprises minières. Une option qui a enrichi les individus plutôt les populations riveraines des zones d’exploitation minière.


Quant à la situation financière et des ressources humaines, a poursuivi le Ministre du Portefeuille, elle se présente comme suit :


Situation des dettes: USD 114.835,099 de situation nette de dettes au 31 décembre 2017. Les créances que détient SOKIMO SA sur l’Etat sont d’USD 1.281.000 (au titre de créance certifiée) et USD 71.320.000 de créances non certifiées. En rapport avec la situation des ressources humaines, elle indique un effectif pléthorique avec plusieurs mois d’arriérés de salaires estimés à 80 mois et un nombre important d’employés éligibles à la retraite.


En ce qui concerne la situation juridique, le Ministre Kwete a rappelé     que le Conseil d’Administration est incomplet avec une Direction Générale provisoire, sans oublier la non-régularisation des titres de propriété du patrimoine foncier et immobilier de l’entreprise auprès de services étatiques compétents. S’agissant des recommandations, le Ministre a estimé que la solution idéale envisageable passe par le regroupement des actifs (gisements) de la SOKIMO en trois catégories. La première catégorie concerne les gisements de ZANIKODO, Watsa et Nizi.


Un actif fera l’objet d’une introduction en bourse via un ''véhicule financier'' qu’est la firme AJN RESOURCES INC, de droit Canadien, listée en bourse des valeurs canadiennes.


Le Ministre Clément Kabwe ne le sait pas peut-être que cette firme canadienne a hâté son inscription en bourse tout simplement pour négocier ce marché. Son siège se trouve d’ailleurs dans un paradis fiscal. Certains experts vont jusqu’à croire que les Blancs ne couvriraient qu’une maffia dont l’argent appartiendrait à quelques Congolais de la même famille politique. Parce qu’avec tous les montants entendus, on ne peut pas aller emprunter de l’argent auprès d’une firme dont le capital global est de 20 Millions USD. 


Poursuivant son intervention à l’attention des membres du Gouvernement, le Ministre Kwete a indiqué que la deuxième catégorie portera sur des négociations en vue de trouver une solution en ce qui concerne les permis litigieux.


La troisième catégorie concerne les périmètres miniers libres sur lesquels la Société BARRICK, qui est en partenariat avec SOKIMO, peut mener des recherches pour la détermination de certification de réserve. Un travail pourtant déjà effectué.


En conclusion, le Ministre de portefeuille sollicite du Gouvernement l’avis


pour lister un actif en bourse via le ''véhicule financier AJN


RESOURCES'' en vue de mobiliser du cash flow susceptible d’aider la


SOKIMO à parfaire la recherche et éventuellement commencer la production dans KIBALI SUD." SOKIMO à parfaire la recherche et éventuellement commencer la production dans KIBALI SUD...", a fait retenir Clément Kwete alors que cette perfection de la recherche ne tient pas lorsque l’on sait que Kibali a produit une étude de préfaisabilité démontrant 45 Tonnes d'or. De qui se moque-t-on?


Nous y reviendrons

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