Marche Anti-MALONDA : Voici le bilan officiel de la Police Nationale Congolaise.


10 Jul

Après la marche de contestation contre l'élection de Ronsard MALONDA à la tête de la Ceni et son entérinement par l'Assemblée Nationale qui a vécu ce jeudi 09 juillet 2020 et a mis en ébullition plusieurs villes et cités de la RDC, la Police Nationale Congolaise par la bouche de son porte-parole a fait son bilan traditionnel déplorable.


Pour la ville province de Kinshasa, dans le camp de manifestants, l'on dénombre 1 mort et 5 personnes blessées dont une femme avec un choc à la jambe gauche. Tous admis au centre de santé de la légion nationale d'intervention.


Dans le camp de la police, l'on y dénombre également 20 policiers blessés dont 1 copieusement molesté et déjà admis à l'hôpital central de référence de la police nationale du camp Lufungula, et 1 commissaire principal KANZA DUNAYI chef P2 Adjoint de l'UPHIP national avec une blessure profonde à la tête.


Pour ce qui a du bilan concernant les dégâts matériels, la police fait savoir que les manifestants ont vandalisé l'église Armée de l'Éternel du révérend Sonny KAFUTA, président des Églises de Réveil au Congo (ERC), ont mis à feu le siège social du parti travailliste de son excellence Steeve MBIKAYI, ont détruit et incendié le sous ciat de la police du Kanda Kanda, et ont également détruit le siège de la ligue des jeunes du PPRD place 6ème rue limete.

Par contre à Lubumbashi où la ville était confinée pour des raisons sanitaires, le bilan de la police fait état d'un mort dans le rang de manifestants, et 9 personnes blessées, dont 7 par balles. Et 1 major du commandement du camp Vangu blessé grièvement à la bouche.


Par ailleurs, la police nationale congolaise, fait savoir qu'en dépit de l'interdiction formelle opposée par le gouvernement de la République lors de la communication faite à l'issue de sa séance de travail du mercredi 08 juillet 2020, interdiction faite sur toute l'étendue du territoire national relative aux marches publiques projetées en cette période de l'État d'urgence sanitaire par des partis politiques et organisations de société civile; les sympathisants de l'UDPS et d'autres organisations de société civile ont bravé la mesure d'interdiction.


La police était donc instruite par le gouvernement central d'assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, mais aussi de veiller scrupuleusement au respect de l'interdiction des marches publiques en cette période de l'État d'urgence sanitaire.


Gédéon ELONGA.

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