Dossier Vital Kamerhe : Des vérités qui choquent !


13 May

Il n’y a que la folie provoquée par un enrichissement illicite et rapide qui peut justifier l’offre d’une manière ostentatoire un bijou coûtant des milliers de dollar américain à son épouse quelle que soit sa beauté. Il n’y a que pareille folie qui peut se moquer de la pauvreté et des atrocités subies par le peuple congolais du fait des agressions menées par James Kabarebe dont le mariage de sa fille a été gratifié de plus de 30 vaches. Il ne s’est pas limité là, il va s’adresser non aux Rwandais, mais plutôt aux Congolais à qui il annonce comme un ballon d’essai, la balkanisation de la RDC qui passerait par la réconciliation entre le Rwanda et le Kivu. Une manière de voiler la réconciliation entre les Hutus et les Tutsis. Il parle en français. Alors que celui qui lui a donné la parole a annoncé qu’il va parler en Kinyarwanda. Il s’exprime très bien en anglais. Il refuse toutes ces langues au seul profit du français connaissant bien les véritables destinataires de ce message. Il va aller jusqu’à offenser le Chef de l’Etat qui aurait regretté de ne pas avoir reçu l’invitation pour venir à ce mariage. Les plus avertis de la sous-région ont fini vite par comprendre que VK fait les yeux doux à celui qu’il croit dauphin et successeur de Kagame en fonction des perspectives de la gestion de Grands Lacs.

Démasqué, vite à Moanda

Comprenant qu’il a été démasqué par les vrais compatriotes, qui ont décrié dans les réseaux sociaux et dans les médias, il va vite se rebiffer auprès de ses proches pour dire qu’il ne sera pas candidat en 2023. Il va courir vite au lieu du repos du Chef de l’Etat pour lui raconter des histoires de manière à le caresser dans le sens des poils.

Brabus

Invité au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, Vital Kamerhe vient à bord d’une Mercédès, Brabus à 888 chevaux. Il laisse volontairement le moteur tourner. Le moteur est resté en marche pendant plus d’une heure. Pour lui, il allait faire quelques 30 minutes pour voir de petits magistrats qui allaient vite le retourner chez lui. Un média est recruté pour annoncer : ‘’Après avoir été entendu pendant 30 minutes, Vital Kamerhe a regagné en paix sa résidence. A l’instant il est en famille avec son épouse et les enfants’’ Tout simplement une méthode bien connue lui : l’intox, la désinformation et le mensonge.

Un monstre qui vous coûte à l’usine 875 000 $. Cette voiture Mercedes-Benz Classe G a des amateurs qui raffolent de son prestige et de son look emblématique, d'autres qui n'en ont que pour sa puissance et ses capacités hors route phénoménales.

Encore une gifle au peuple meurtri de la RDC surtout lorsqu’il faut considérer que les autorités congolaises, dans la plupart de cas, ne paient ni impôts, ni taxes. Une vie ostentatoirement daubeuse dans une société où les gens meurent faute d’un comprimé d’aspirine. S’il était sobre, avec ces 875 Millions de dollar américain, on aurait payé combien d’enseignants, militaires, policiers. Combien de respirateurs on aurait acheté. Même par bienfaisance.

C’est ce Kamerhe qui est trainé devant les instances judicaires pour détournement des deniers publics, corruption et blanchiment des capitaux dans le programme des 100 jours initié par le Président de la République.

Maisons préfabriquées

Le tout commence lorsque Vital Kamerhe a résolu de zapper la loi sur le Marché public.

Celui-ci donne les conditions pour que l’Etat accorde un marché public de gré à gré. L’article 43 de la Loi n°010/010 du 27 avril 2010 relative  aux marchés publics stipulent :’’Le marché de gré à gré ne peut être passé qu’avec des entrepreneurs, fournisseurs ou prestataires de services qui ont l’expertise requise ou ont exécuté des travaux analogues dans le passé et acceptent de se soumettre à un contrôle des prix spécifiques durant l’exécution des prestations’’. Tel n’est pas le cas pour les deux entreprises de Jammal Sammih qui sont créées respectivement en mars et en juin 2019 pour le besoin de la cause ? Lui-même Jammal Sammih est un commerçant qui exerce dans la vente du mobilier.

Ce marché est conclu sans qu’il n’existe un contrat selon les prescrits de l’article 47 :’’Tout marché public fait l’objet d’un contrat écrit dans lequel sont renseignées les mentions visées à l’article 48 de la présente loi. Le contrat est signé avant le commencement des travaux…’’

Ce contrat ne respecte pas non plus les dispositions du Décret n°10/22 du 02 juin 2010portant manuel de procédures de la loi relative aux marchés publics surtout en ce qui concerne les seuils. C’est notamment l’article qui exige que pour le montant estimé ou supérieur aux seuils suivants doivent l’objet d’un appel d’offres international : 8.000.000.000 FC pour les travaux ; 500.000 FC pour les fournitures et les services courants et 250.000FC pour les prestations intellectuelles et délégations de service public.

Au taux de 16.000FC/1$, le marché accordé à Jammal Sammih ne devrait pas l’être étant donné le montant qui est au-dessus de 8.000.000.000, ce qui donne déjà plus de $5Millions. Comprenant qu’il faut aller trop vite, Jammal Sammih et son co-accusé sont allés loin de ces conditions. Et pourtant, l’affaire des maisons préfabriquées a été négociée par le Gouvernement Tshibala pour un montant de 26 Millions devant construire 900 maisons dans 9 provinces. Tshibala finira par éjecter Jammal qui donnait déjà l’impression d’un homme pas stable.   

Les marchés sont conclus de gré à gré. La Banque Centrale du Congo reçoit les injonctions auxquelles elle se soumet. Elle décaisse en mode d’urgence les frais sollicités par Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet du Président de la République. Les fonds sont envoyés par la BCC à ECOBANK. C’est sur instruction personnelle de Vital Kamerhe que la BCC est obligée d’aller vers la RawBaqnk. Le gestionnaire de ce compte est Christian Matata. Et dès que l’argent est terminé, Christian Matata disparait.

On comprend ainsi pourquoi Vital Kamerhe pouvait se targuer sur le plateau d’une télévision qu’il n’était pas administratif ou n’importe quel Dircab, mais plutôt un allié du Président de la République. En d’autres termes, un Président bis ou Vice-président.

Ce qui lui ouvre toute la liberté dont il se permet même d’humilier en public le Président de la République et d’entretenir une crise au sein de l’UDPS.

Maisons en Turquie

Le premier dossier se rapporte à l’acquisition des 3000 maisons préfabriquées dans le cadre des logements sociaux. L’argent est débloqué pour l’achat des maisons en Turquie. En matière des marchés publics, aux fins d’établir la traçabilité et la transparence, tous les mouvements des capitaux doivent se dérouler par voie bancaire. Les enquêtes du Parquet révèlent que seuls les 8 Millions de dollar américain seraient localisés. C’est ce montant qui a été envoyé de la RawBank, la banque de SAMIBO SARL à celle du fournisseur qui est en Turquie. Le montant de 48.831.148$ s’est volatilisé.

En principe, les maisons devraient être commandées par la banque de SAMIBO. Sa banque ne livre les swifts que de ces 8 millions au moment où l’on identifie que ce type de Jammal a retiré en liquides 47 Millions qui n’ont pas été retracés dans le circuit bancaire. Une sorte de blanchiment d’argent.

On réalise ici que la République est en train d’enrichir les immigrés dont le capital de l’entreprise est inférieur à 2000$.

Intox et manipulation de l’opinion

Mais les officines de l’UNC racontent déjà que les pièces de construction de ces 3000 maisons seraient déjà arrivées. Au lieu de Kinshasa, elles ont été conduites vers les ports proches des sites notamment Dar-Es Salaam pour les 300 maisons de Lubumbashi ; Lobito en Angola pour les maisons de Kananga et Mbuji-Mayi et Matadi pour les maisons de Kinshasa. Les ports seraient en train de menacer de vendre ces pièces aux enchères. Vérification faite, l’Etat a conclu ce marché avec les entreprises de Jammal pour l’acquisition, le transport et l’érection de ces maisons dans les sites indiqués jusqu’à leur livraison aux autorités compétentes. Toutes les exonérations ont été effectuées. Ce qui justifie l’enlèvement en urgence des containers qui étaient venus par Matadi pour Kinshasa dont les maisons sont en train d’être construites au camp Tshatshi.

. Il n’y a plus, ni frais administratifs, ni frais de transport à ajouter, parce que tout a été payé.

C’est ici que les experts trouvent pourquoi, lors des descentes du Chef de l’Etat dans les chantiers, il n’y avait que Kamerhe qui se transformait en ingénieur en bâtiments ou en construction pour donner des explications au Chef de l’Etat, parce que connaissant que rien n’allait être fait jusqu’au coup d’Etat auquel il s’attendrait. Selon ses proches, Kamerhe n’attendait pas avec ses amis que Félix-Antoine Tshisekedi allait faire 6 mois au pouvoir. Un coup d’Etat l’aurait déjà emporté et Kamerhe se serait donc servi allégrement avec l’argent amassé de ce programme des 100 jours dans peu de temps.  

Puisqu’il est impossible que l’Etat exécute les tâches du prestataire.

Quand on commande une marchandise, il y a deux possibilités : l’usine vous fixe le prix. Elle ajoute les frais de transport jusqu’au lieu de livraison. soit encore, l’usine vous fixe le prix, vous-même vous cherchez votre transporteur qui vous livre la marchandise jusqu’à destination. Il est exigé pour ce faire une garantie pour les emballages.

Ce n’est pas ce que dit le laboratoire de Vital Kamerhe.

Médicaments

En rapport avec le dossier de livraison des médicaments. C’est une société fictive. Elle n’est pas répertoriée ni par la Direction de la Pharmacie du Secrétariat Général à la Santé, moins encore par la filière pharmaceutique de la Fédération des Entreprises du Congo.

Pire, le Ministre Eteni a montré également son incompétence dans le traitement de ce dossier dans la mesure où, les marchés publics commencent par l’expression du besoin par l’Etat. Ce n’est pas le cas. Ensuite, il fallait qu’il y ait la commande et la facture. Ici, il n’y a ni commande, ni besoin exprimé, mais vite la lettre d’informer que les produits sont arrivés et la facture est très vite envoyée pour être payée, il faut les livrer. La Direction de la Pharmacie du Secrétariat Général à la Santé n’est pas informée non plus. Le représentant des importateurs du secteur pharmaceutique n’est pas informé.

 

Pire, ce ne sont même pas les containers. Mais des camions ben avec des cartons des médicaments qui viennent livrer. Le document indispensable pour authentifier l’importation des cargaisons des marchandises à l’importation n’est pas présenté. Il s’agit de ‘’Bill of lading’’, BL. Il s’agit d’un document de transport émis par le transporteur maritime entre un expéditeur et un destinataire. Ce document valide le fait que des marchandises ont été reçues et confiées au transporteur et que celui-ci assurera la sécurité des marchandises jusqu’au port de destination prédéfini.  

 

Passés au test, il a été prouvé qu’une grande partie de ces produits est périmée. Le fournisseur promet de remplacer les médicaments périmés. Une entorse qui devrait être poursuivie et punie par les instances judiciaires. C’est une entreprise fictive qui n’a respecté aucune procédure.

 Il n’y a ni contrat, ni délai de livraison de ces ouvrages à l’Etat congolais. Cela pouvant expliquer ceci.

Buzz

Voilà pourquoi l’homme n’a pas préparé sa défense. Il n’a rien dit non plus à ses avocats la vérité. Certains de ses avocats se sont rendus à l’évidence lorsqu’il leur a été remis les pièces qui gisent au dossier.

Dette intérieure

Tous ces dossiers sales arrivent alors que l’on n’a pas encore touché au dossier de la dette intérieure qui aurait été traité par l’épouse de Vital Kamerhe, Mme Hamida Chatur et ses enfants. Encore le nom de Soraya Mpiana est cité.

L’épouse du Dircab du Chef de l’Etat, qui a tenté de jouer dans un terrain déjà conquis par l’ancienne Première Dame, Marie Olive Lembe, se serait permise d’ouvrir un bureau à Pullman Hôtel où elle recevait ceux à qui l’Etat à une seule condition, celle laissée par Muzito, alors Ministre du budget, 50/50. La famille de VK pouvait même préfinancer le paiement et s’arranger pour récupérer par la suite.

Toutes ces dépenses opérées en devises peuvent justifier aujourd’hui, la flambée du taux de dollar américain. Parce que les accusés auraient ainsi fait retirer du marché congolais de grosses sommes sans impact sur le plan local.

La première audience a eu lieu ce lundi 11 mai et la prochaine est attendue le jour de Noël des Kimbanguistes.

Nous y reviendrons.

Nicole Kakese/CP

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.