Affaire benda lokotro, Vaccin contre le COVID-19 : Pourquoi Eteni et Muyembe ont tué le Bâtonnier Joseph Mukendi et Dr Dédie Bandubola ?


06 Apr

Affaire benda lokotro. Nous avions eu tous tort, lorsque nous avons considéré que le twitt de l’honorable Eve Bazaiba était un leurre et une démobilisation de la population pour ne pas prendre au sérieux cette pandémie. Que non. Elle était sérieuse et peut-être que les mots par elle utilisés étaient très vulgaires et très excessifs.

Et pourtant, la suite des événements ont fini par lui donner raison. IMPACT NEWS ne peut que s’excuser auprès de cette dame.

Tout de même, il est clair de comprendre qu’elle avait raison au regard de la communication du Ministre de la Santé Publique, Monsieur Eteni Longondo, qui a affiché une précipitation qui frisait la recherche d’une justification pour légitimer la présence de la maladie en RDC. D’abord, tout part de sa manière de présenter l’identité de ce malade. Il est tantôt Belge, tantôt Français pour finalement devenir Congolais d’origine résidant en France. Un tâtonnement qui ne peut être compris que lorsque l’on jouit d’une euphorie de ce que l’on attendait sans en avoir les assurances.

Au lieu du cadre par lui montré dans la commune de la Nsele à Kinkole qui aurait été apprêté pour abriter les malades testés positifs, Dr Eteni Longondo fait conduire ce malade à l’Hôpital de l’Amitié Sino-Congolaise, appelé communément Hôpital chinois de Ndjili. Tout semble avoir été très bien planifié : créer la psychose. Eh ! bien ! La psychose est obtenue. Le personnel soignant prend la poudre d’escampette. Les malades quittent l’hôpital. Certains escaladent même les murs pour fuir. L’hôpital réalise un grave manque à gagner. La rumeur se répand. Les conditions de la quarantaine du malade sont à déplorer. Il est placé dans une chambre qui n’a ni toilette, ni douche. Il doit utiliser les installations hygiéniques avec d’autres malades.

Les conditions de son enlèvement pour la quarantaine sont aussi exécrables. Il a été pris dans sa famille dans la commune de Bandalungwa. Pendant ce temps, soit quatre jours après, il a eu plusieurs contacts. Le Ministre se précipite à mettre en quarantaine tous ceux qui logeaient l’hôtel. Les policiers s’y sont rendus pour ce faire, rien qu’avec leurs armes. Pas de matériels de protection. Les contacts ne sont pas identifiés, ni mis en quarantaine pour subir un test. L’objectif étant de faire contaminer un grand nombre.

Ce qui renforce encore la peur dans le chef de la population. Tout le monde se rue vers l’hôpital, principalement pour réaliser que c’est une réalité. Eh ben, tous les journalistes des buzzs dont les chaînes de télévision sont sur YouTube se ruent pour interviewer les passants dont chacun pouvait se faire une lecture selon sa compréhension allant dans le sens de nier que d’accepter. A la fête, se mêlent d’autres leaders dont le Député Léon Nembalemba, patron de la chaîne de télévision Molière, pseudo par lequel il est appelé et l’ancien Vice-ministre de l’Intérieur, Monsieur Basile Olongo, alias Ndeko Basile.

La confusion s’installe. Le Ministre semble avoir perdu les pédales. Que non. Il retrouve ses énergies lorsqu’il annonce sur son compte Twitter le deuxième cas. Un gros poisson. C’est un membre d’un cabinet ministériel. Dr Dédie Bandubola. Il est Directeur de Cabinet adjoint du Ministre à l’Economie Nationale qui était à Paris pour raison de maternité. Son épouse venait de mettre au monde un enfant. Son séjour de Paris coïncide avec le tout premier concert d’un artiste musicien de la RDC après l’embargo des combattants. C’est un challenger. Le concert doit réussir. Il a réussi avant d’y aller de se faire une vidéo qu’il a partagée dans les réseaux sociaux. C’est cette vidéo que d’aucuns se servent pour jeter un discrédit aussi bien sur lui que sur sa sœur de Ministre. Entre temps, Dr Dédie Bandubola est jeté à l’Hôpital du Cinquantenaire. Aussi une supercherie du Gouvernement Kabila qui avait dupé les gens qu’il s’agissait d’un Hôpital de l’Etat. Et pourtant, c’est une affaire d’un privé indien qui a réussi à agresser un membre du Gouvernement Matata à l’époque.

Là, Dédie est abandonné à son triste sort. Aucun traitement. Aucune prise en charge. Dans sa chambre seul, il accède à son Smartphone. Ainsi, il lit tout ce qui se raconte sur lui. Sa tension ainsi que sa glycémie connaissent une montée foudroyante. En tant que médecin, sans assistance, et de l’équipe de la riposte, et du personnel de l’Hôpital, il fait une requête à son Chef direct, le Médecin de l’Hôpital de la CNSS. Celui-ci réagit positivement à cette requête. Il lui envoie un glucomètre, un thermomètre et un tensiomètre. Médecin bien formé, cette prise en charge ne pouvait le conduire qu’à des stress, surtout que le personnel soignant est le plus froussard du monde dans la mesure où il peut déduire à quoi peuvent conduire tels résultats par rapport à tels autres. La cure de chloroquine lui envoyée par sa famille depuis 48 heures ne lui est pas administrée. Quelques 30 minutes avant sa mort et sans respirateur, il va rendre l’âme.

Pendant ce temps le Ministre ne dort pas. C’est comme s’il n’attendait que cela pour annoncer sur son compte Twitter. Son twitter vibre et met tout le monde en éveil. Sa sœur, Ministre de son état a été testée aussi positive 5 jours avant la mort de son collaborateur. Depuis ce test, aucune prise en charge, pas de désinfection de sa résidence où vivent son fils et quelques membres e la famille. Seulement son bureau. L’affaire devient sérieuse. Le Ministre avec son service de communication, caméras, micros et stylos se ruent vers l’Hôpital du Cinquantenaire pour inhumer le corps dans un lieu secret. Mise au parfum, la famille va contacter la Haute Hiérarchie du pays qui va arrêter cet acte cynique.

Ce n’est que six jours après que sa maison sera finalement désinfectée et qu’on va lui envoyer une équipe de prise en charge. Hueruesement que le Vice-ministre à l’Intérieur a été alerté pour se charger de cette affaire au moment où son titulaire lui assurait que tout était sur la bonne voie.

Deuxième cas de décès, c’est celui aussi d’un baobab. Le Bâtonnier Joseph Mukendi Wa Mulumba, ancien Conseiller Politique d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, élu Député National à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental.

Mêmes circonstances d’isolement et d’abandon et mêmes conditions de traitement. Ce qui conduit que ces malades sont morts beaucoup plus par le stress que par le COVID-19.

Sa communication très critiquée, la gestion du Covid-19 sera finalement confiée à Dr Muyembe qui venait de mettre fin à une autre maladie à virus Ebola dans le Nord-Kivu à Beni.

Lui aussi, communique de la même manière. La communication est très alarmiste. Seuls les cas de contamination et des décès sont révélés. Il n’y a que trois cas qui ont été déclarés guéris. On ne donne pas le protocole qui a pu les guérir. Un professeur de l’Université de Lubumbashi propose un protocole. Dr Muyembo s’y oppose et déclare que la RDC a été retenue comme candidate aux essais cliniques du vaccin contre COVID 19. Ce qui crée un tollé sur les réseaux sociaux. On attend que l’épouse du Dr Eteni vienne insulter tous ceux qui sont montés contre son époux.

Cette vidéo est vite répandue. Les réactions fusent de partout. Muyembe n’est pas épargné. Qui a décidé quoi ? Pour que nous soyons les premiers bénéficiaires des tests cliniques. Il n’est pas ministre pour répondre de sa responsabilité devant le Parlement ? Comment peut-il donc se permettre d’engager toute la nation dans ce que beaucoup commencent à croire qu’il s’agit d’une Coop d’argent ? Parce que Muyembe n’est pas à l’aise. Il fait cette déclaration en présence de Nzita, Ambassadeur des USA en RDC. Chauffé dans les réseaux sociaux, Dr Muyembe va se rebiffer pour s’expliquer en ces termes :’’Je viens d’apprendre qu’une vidéo circule dans les medias sociaux. Et l’ai moi-même visionnée. Mon message de ce soir, est d’apaiser la tension que j’observe dans la population. Mon intention, en parlant de vaccin COVID-19, n’était pas d’affirmer que nous allons commencer la vaccination, sans qu’il ne soit testé auparavant en Amérique et ailleurs. Les essais de vaccination ont déjà commencé dans ces pays, notamment les USA et en Chine. Par ailleurs, nous savons toujours que le vaccin contre la polio, le tétanos et tant d’autres que nous utilisons aujourd’hui, ont été testés d’abord en Belgique, en France et aux Etats-Unis, avant d’être introduit ici chez nous en Afrique. Récemment, en Afrique de l’Ouest et en RDC, l’épidémie à la maladie à virus Ebola, ont été maîtrisés grâce à l’utilisation d’un vaccin expérimental RV-SV. Je suis moi-même Congolais et ne permettrai pas et jamais d’utiliser le Congolais comme cobaye. Pour l’instant, nous nous focalisons à maîtriser la pandémie COVID-19 dans notre pays. Le plus important pour le moment est d’observer les gestes barrières et les mesures d’hygiène pour lutter contre la pandémie Covid-19. Ensemble, nous allons vaincre le COVID-19 en RDC’’.

Un message qui confirme qu’il a été chargé de lire pour constater les effets provoqués par son ballon d’essai. Parce que s’il avait répondu à une question sans lire, ici le professeur se livre à la lecture comme si lui-même a été utilisé comme cobaye.

Parce que sa réaction parait épidermique dans la mesure où le professeur Dr Muyembe n’a pas observé les mesures par lui édictées et n’a même plus porté son masque. Grave.

Mais Muyembe retrouve quand même quelques internautes qui le soutiennent comme cet ancien journaliste et candidat malheureux aux élections législatives de 2006, 2011 et 2018, Monsieur Félix Kalala qui écrit sur son mur Facebook : ‘’ Je tombe à la renverse face à un orgueil infondé qui caractérise certains de mes contemporains:" l'Afrique n'est pas un cobaye d'expérience pour un vaccin qui viendrait de l'Occident", disent-ils avec une désinvolture révoltante. Une question : Quelle solution de rechange ont ceux qui souffrent encore du racisme en entretenant des préjugés on- ne- peut plus diaboliques? Nul n'ignore ce que serait l'activisme humanitaire international si ce virus ne concernait que l'Afrique ou une partie de l'Afrique. Déjà penser à un vaccin pour le salut de la multitude, cela relève des réserves savantes pour le compte de l'humanisme. Du coup, la spiritualité folklorique nous propose aussi sa réaction lorsqu'il est demandé aux africains de s'attendre au pire:" Notre Dieu est plus grand que celui des blancs". Comme si le Dieu de l'Univers serait injuste en faisant acception des personnes selon les continents et les races. Chers africains : Avant de mourir du vaccin de l'homme blanc, sachez que les vrais assassins ce sont vos dirigeants qui s'enrichissent sur votre dos, qui vont se faire soigner chez l'homme blanc, au lieu de vous construire des hôpitaux et vous nourrir correctement. Le vaccin assassin, c'est cette politique de prédation et de corruption qui nous tue tous et tous les jours’’.

Nous y reviendrons.

Anastaili Nku

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